Découvrez comment les animaux, grands ou petits, se sont adaptés pour prospérer dans les environnements les plus extrêmes de la planète.
ANIMAUX - Découvrez comment les animaux, grands ou petits, se sont adaptés pour prospérer dans les environnements les plus extrêmes de la planète.
Les artémies
Les artémies sont célèbres pour leur capacité à survivre dans des conditions extrêmes. Leur introduction dans le commerce des animaux domestiques vient de la façon dont elles se reproduisent, qui implique de produire des œufs dormants appelés cystes, qui peuvent éclore sur demande. Ces œufs peuvent être stockés au sec, ce qui en fait une forme très pratique de nourriture vivante pour les poissons d’aquarium qui peut être entreposée dans les animaleries. Si elles sont une bonne source d’alimentation pour les poissons domestiques, dans la nature, les artémies parviennent à éviter d’être mangées par les prédateurs en vivant dans des eaux trop salées pour que d’autres espèces y survivent. Leur salinité optimale se situe entre 14 et 17 %, mais elles peuvent supporter des conditions extrêmes, comme une salinité de 30 %. La biologie des artémies change selon leur environnement, les individus vivant dans les habitats les plus salés atteignant la maturité sexuelle bien plus vite et étant bien plus petits que ceux qui vivent dans des environnements plus doux.
L’araignée sauteuse de l’Himalaya
Le nom scientifique de cette espèce, Euophrys omnisupertes, peut se traduire par “qui se tient au-dessus de tout”, et c’est effectivement là que ce petit arachnide peut être trouvé, vivant à une altitude de 3,6 km dans l’Himalaya. Découverte par le naturaliste britannique Richard Hingston lors d’une expédition au sommet du mont Everest, cette espèce détient le titre de résident permanent de plus haute altitude connue sur Terre. Malgré son habitat particulier, cette araignée est morphologiquement très similaire aux araignées sauteuses des environnements plus tempérés, sans adaptation évidente à son environnement. Les températures glaciales sont l’un des défis auxquels elle fait face, et on pense qu’elle survit en tissant une cellule de soie isolante pour ensuite s’y réfugier.
Le manchot empereur
Endémiques de l’Antarctique, les manchots empereurs sont bien adaptés aux vents cinglants et aux -40 °C de leur environnement. Pour survivre, ils maintiennent une température corporelle moyenne de 39 °C, utilisant leur couche de graisse et leurs plumes pour retenir 90 % de leur chaleur corporelle.
En plus des températures glaciales, les manchots empereurs doivent endurer des plongées en eau profonde quand ils chassent les poissons, atteignant des profondeurs où la pression est jusqu’à 40 fois supérieure à celle de la surface. Pour faciliter cette activité sans succomber à un barotraumatisme, ils ont développé des os pleins, contrairement à la plupart des oiseaux, qui ont des os creux. De plus, ils peuvent réduire leur rythme cardiaque à 15 battements par minute et mettre en pause leurs organes non vitaux, ce qui leur permet de rester sous l’eau pendant 18 minutes.
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