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En droit pénal français, le délit de harcèlement est défini comme une conduite abusive systématique qui porte atteinte à la dignité.

19 Mar

PERMIEN

Publié par bazenet / msn  - Catégories :  #l'adaptation

The Permian Period, supercontinent Pangea and Earth’s largest mass ...

Permian Period - Permian geology | Britannica

Découverte d'un refuge chinois datant de l'extinction massive du Permien 🌍
Il y a 252 millions d'années, une extinction massive a bouleversé la vie sur Terre. Pourtant, une région de Chine a offert un havre de paix pour les plantes et les animaux, révélant une résilience insoupçonnée.

Cette découverte, publiée dans Science Advances, remet en question l'idée que les écosystèmes terrestres ont subi une dévastation totale similaire à celle des océans. Le bassin de Turpan-Hami, dans le Xinjiang, a abrité une végétation luxuriante et des animaux, permettant une récupération écologique rapide après la crise.
Publié par Cédric, 19 mars 2025 à 08:00
Auteur de l'article: Cédric DEPOND
Source: Science Advances
Autres langues: EN, DE, ES, PT
A) Paysage de plaine lacustre densément peuplé par une forêt de conifères ou de fougères à graines pendant l'extinction de masse du Permien, comme l'indiquent les assemblages LA.
B) Plaine lacustre dominée par des lycopsides herbacés, habitée par le dicynodontoïde Turfanodon avant l'extinction, selon les assemblages CR.
C) Végétation régionale caractérisée par une abondance de fougères avec moins de gymnospermes et de fougères à graines, située sur un delta lacustre, selon les assemblages Ks. Cette zone était peuplée par le chroniosuchien carnivore et le Lystrosaurus herbivore après l'extinction.

Un écosystème préservé malgré le chaos

L'extinction de la fin du Permien, provoquée par des éruptions volcaniques massives en Sibérie, a entraîné un réchauffement climatique brutal, des pluies acides et une baisse drastique de l'oxygène. Ces perturbations ont dévasté la majorité des écosystèmes terrestres et marins, mais certaines régions, comme le bassin de Turpan-Hami, ont échappé au pire. Grâce à un climat local stable et semi-humide, cette zone est devenue un refuge pour la vie.

Les chercheurs ont analysé des fossiles de pollens, de spores et de troncs d'arbres, révélant une végétation dominée à l'époque par des fougères et des conifères. Ces plantes ont prospéré de manière continue avant, pendant et après l'extinction, formant un écosystème résilient. Le taux d'extinction des espèces végétales dans cette région n'a été que de 21 %, bien inférieur aux pertes massives observées dans les océans, où plus de 80 % des espèces ont disparu.

La présence de troncs d'arbres intacts et de tiges de fougères confirme que ces fossiles provenaient bien de la région et n'étaient pas transportés par le vent ou l'eau. Cette stabilité écologique a permis à la vie de persister malgré les conditions hostiles qui régnaient ailleurs sur la planète. Le bassin de Turpan-Hami est ainsi devenu un exemple rare de résilience face à une crise globale.

Une récupération écologique rapide

Dès 75 000 ans après l'extinction, la région du bassin de Turpan-Hami abritait déjà une faune diversifiée, incluant des herbivores comme le Lystrosaurus et des carnivores tels que les Chroniosuchia. Cette récupération rapide contraste avec les estimations précédentes, qui suggéraient une récupération écologique sur plus d'un million d'années. La présence d'un réseau trophique important montre que l'écosystème a retrouvé son équilibre bien plus rapidement que dans d'autres régions du globe.
 

La stabilité climatique et la richesse végétale du bassin de Turpan-Hami ont joué un rôle clé dans cette résilience. Avec environ 1 000 mm de précipitations annuelles, la région offrait un environnement favorable à la croissance des plantes et à la survie des animaux. Cette abondance de ressources a permis aux espèces migratrices de s'établir et de prospérer, accélérant ainsi la reconstitution de la biodiversité locale.

Cette découverte souligne l'importance des refuges naturels pour la survie et la récupération des écosystèmes après des crises globales. Elle montre que, même dans des périodes de perturbations extrêmes, certaines zones peuvent servir de sanctuaires, facilitant le retour de la vie et la reconstitution des écosystèmes. Ces refuges pourraient offrir des leçons précieuses pour la conservation face aux enjeux environnementaux actuels.

Un fossile de têtard de seize centimètres intrigue les scientifiques. Découvert en Patagonie, il pourrait bien redéfinir notre compréhension de l'évolution des grenouilles.

Cette trouvaille exceptionnelle lève le voile sur un lointain passé aquatique où des têtards géants parcouraient les mares du Jurassique, il y a 161 millions d'année

Les amphibiens, et en particulier les grenouilles, présentent une métamorphose unique en deux étapes, passant d'un stade larvaire aquatique à une forme adulte terrestre. Mais ce cycle étonnant existait-il déjà à leurs débuts ?

Les fossiles de grenouilles sont rares, et plus encore ceux de têtards, ces jeunes amphibiens vulnérables aux prédateurs et aux conditions aquatiques instables. Les archives fossiles montrent que les grenouilles remontent au Permien, il y a environ 270 millions d'années. Cependant, jusqu'à récemment, aucun fossile de têtard antérieur au Crétacé, soit plus de 145 millions d'années, n'avait été découvert.
 

Cette absence de preuves laissait supposer que les espèces de grenouilles plus anciennes, notamment celles du Jurassique, ne traversaient pas un stade larvaire. Or, la découverte récente d'un fossile de têtard vient contredire cette hypothèse, suggérant que le cycle de vie avec un stade larvaire existait déjà à cette époque reculée.

Le spécimen, associé à l'espèce éteinte Notobatrachus degiustoi, est le plus ancien têtard connu. Exceptionnellement conservé, il présente des tissus mous, tels que les branchies, les yeux et certains nerfs.

Ce têtard "géant" de 16 centimètres montre des signes d'ossification, révélant un développement avancé. Les chercheurs supposent qu'il était prêt à entamer sa transformation en adulte.

 

Des scientifiques ont découvert un fossile de têtard géant de grenouille du Jurassique.


Son régime alimentaire devait ressembler à celui des têtards modernes: algues, plancton et débris organiques. Cette similarité alimentaire éclaire l'évolution d'adaptations stables chez les amphibiens.

Dans l'étude, les scientifiques constatent aussi des ressemblances frappantes entre le cartilage de ce fossile et celui des têtards actuels. Une constance surprenante qui en dit long sur les liens évolutifs.

En somme, cette découverte prouve que le cycle biphasique de vie, observé chez les grenouilles modernes, existait déjà il y a des millions d'années. Un héritage aquatique encore visible aujourd'hui.

Comment les grenouilles effectuent-elles leur métamorphose ?

La métamorphose chez les grenouilles est une transformation biologique majeure qui les fait passer de têtard aquatique à grenouille terrestre. Les têtards possèdent des branchies et une queue pour vivre dans l'eau, mais au fil de leur croissance, ils développent des poumons et des membres adaptés à la vie terrestre. Ce processus s'accompagne de changements physiologiques, dont la régression des branchies et de la queue.
 

Les transformations hormonales jouent un rôle clé. La thyroxine, une hormone produite par la glande thyroïde, régule le rythme de la métamorphose. Cette hormone stimule la croissance des membres et des poumons et initie la disparition des organes liés à la vie aquatique. Ainsi, les grenouilles passent progressivement de l'état de têtard dépendant de l'eau à celui d'adulte capable de vivre dans différents environnements.

La métamorphose est capitale pour leur survie et leur évolution. En permettant aux grenouilles de passer d'un milieu aquatique à terrestre, elle leur offre l'accès à de nouvelles ressources alimentaires et réduit leur exposition à certains prédateurs. Ce changement rend également les grenouilles plus vulnérables aux altérations de leurs habitats naturels, impactés par les activités humaines.

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