Un sujet de santé au travail ?
Couverture : Studio Dunod
Illustration de couverture : © Epic Creations/Shutterstock
Suivi éditorial : Innocentia Agbe et Églantine Assez pour l’adaptation
de la présente édition
Fabrication : Martine Pierron
© Dunod, 2022 pour la présente édition.
11 rue Paul Bert, 92420 Malakoff
www.dunod.com
ISBN : 978-2-10-085042-6
Ce document numérique a été réalisé par PCA
Sommaire
Couverture
Page de titre
Copyright
Préambule
Partie I
Face aux « perturbateurs », sachez assurer
Chapitre 1 ■ Où et pourquoi ?
Chapitre 2 ■ Pourquoi un interlocuteur devient-il difficile ?
Chapitre 3 ■ Comment se désensibiliser face
aux comportements difficiles ?
Chapitre 4 ■ Comment réguler un auditoire ?
Chapitre 5 ■ Comment avoir de l'autorité sans être autoritaire ?
Conclusion Partie 1 ■ Les mini-procédures ou techniques
de gestion des personnalités difficiles
Partie II
Démasquez les perturbateurs pour les gérer
Chapitre 6 ■ L'expert technique
Chapitre 7 ■ Le naïf incompétent
Chapitre 8 ■ L'intrusif narcissique
Chapitre 9 ■ Le muet énigmatique
Chapitre 10 ■ Le sénior complexé
Chapitre 11 ■ Le spécialiste du hors sujet
Chapitre 12 ■ Le gesticulateur surbooké
Chapitre 13 ■ Le « génération Z » zappeur
Chapitre 14 ■ Le chef imprévisible
Chapitre 15 ■ Le saboteur volontaire
Chapitre 16 ■ Le critique récurrent
Chapitre 17 ■ L'addict au smartphone
Chapitre 18 ■ Le retardataire systématique
Chapitre 19 ■ Le harceleur moral
Chapitre 20 ■ Le pinailleur anxieux
Chapitre 21 ■ Le bavard incorrigible
Chapitre 22 ■ L'insinuateur ironique
Chapitre 23 ■ Le réfractaire au changement
Chapitre 24 ■ L'agressif péremptoire
Chapitre 25 ■ Le polémiste de mauvaise foi
En conclusion… (générale)
Bibliographie
Préambule
Un sujet de santé au travail ?
Gérer les personnalités au travail n’est plus un thème anecdotique de
communication. Tout d’abord, ce qu’on appelle les « soft skills », c’est-àdire
les aptitudes relationnelles, sont des qualités professionnelles
désormais reconnues, recherchées et valorisées, au-même titre que les
compétences techniques. Ensuite, les entreprises ont aujourd’hui conscience
du fait que bien-être et santé au travail sont des sujets sur lesquels elles ont
intérêt à investir. En effet, même si le retour sur investissement des
dispositifs de bien-être et santé au travail est encore difficile à mesurer
précisément, on sait que chaque euro dépensé est largement rentable.
La communication avec des interlocuteurs que l’on n’a pas choisis, alias
ses collègues, ne se passe pas toujours au mieux et génère des incivilités et
des conflits. 85 % des salariés estiment y être confrontés régulièrement. Ces
conflits provoquent stress, arrêts maladie, baisse d’efficacité au travail et en
moyenne une heure et cinquante minutes de perdu chaque semaine par
collaborateur (source: cabinet européen OPP).
Par ailleurs, les médecins du travail attestent que la toxicité des relations
a un effet à long terme sur la santé, participant au développement de
pathologies graves.
D’où l’intérêt de s’imprégner, non pas de solutions magiques, mais de
méthodes éprouvées dès lors que l’on a cerné le profil de son interlocuteur.
Puisqu’il est impossible de rester seul…
Robinson Crusoé était bien tranquille, seul sur son île. Pas de chef, pas de
collègues, pas de conjoint, pas de clients. Oui mais voilà, sauf si vous vous
exilez sur une île déserte ou en Patagonie, impossible de reproduire cette
même configuration. Il va donc falloir apprendre, au nom du principe de
réalité, à vivre en bonne harmonie avec tous les acteurs de votre quotidien.
Pour reprendre la formule de Sartre, l’enfer c’est les autres.
Et infernaux… certains le sont plus que d’autres. Agressive, pinailleuse,