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En droit pénal français, le délit de harcèlement est défini comme une conduite abusive systématique qui porte atteinte à la dignité.

09 Aug

le grand "blanc"

Publié par bazenet / msn  - Catégories :  #le grand requin blanc

"Nous n'avons aucune idée" : le grand requin blanc laisse perplexe les scientifiques du monde entier, face à ce mystère d'ordre génétique

"Nous n'avons aucune idée" : le grand requin blanc laisse perplexe les scientifiques du monde entier, face à ce mystère d'ordre génétique

"Nous n'avons aucune idée" : le grand requin blanc laisse perplexe les scientifiques du monde entier, face à ce mystère d'ordre génétique© LuckyStep / shutterstock

Une étude génétique sur le grand requin blanc révèle une incohérence biologique entre deux types d’ADN. Malgré les avancées scientifiques, ce prédateur marin reste un mystère pour les chercheurs, incapables d’expliquer cette discordance. Une situation qui relance les débats sur l’évolution et la sélection naturelle chez les espèces marines.

Le grand requin blanc demeure un animal aussi fascinant qu’insaisissable pour la communauté scientifique et cinématographique puisque le grand Spielberg s’en est inspiré pour un de ses films. Récemment, une étude génétique a mis au jour une contradiction inédite entre son ADN nucléaire et son ADN mitochondrial. Alors que le premier semble uniformément réparti à travers le globe, le second varie fortement selon les régions. Cette dissonance génétique, pourtant observée depuis des années, ne trouve toujours pas d’explication convaincante. Retour sur ce mystère évolutif qui met à mal les hypothèses classiques de la biologie marine.

L’anomalie génétique encore inexpliquée

L’homogénéité nucléaire inattendue

Les scientifiques ont analysé l’ADN nucléaire de plus de 150 grands requins blancs. Ce patrimoine génétique, transmis par les deux parents, est presque identique dans toutes les populations mondiales. Cela laisse penser que les grands blancs voyagent fréquemment, se reproduisent entre régions et mélangent ainsi leurs gènes. À ce propos, un requin blanc de 4 mètres aurait refait surface près de Porquerolles. Ce constat d’homogénéité contredit la grande variabilité observée dans leur ADN mitochondrial, créant une véritable énigme pour les chercheurs qui tentent de démêler ce paradoxe.

L’ADN mitochondrial très fragmenté

Contrairement à l’ADN nucléaire, l’ADN mitochondrial hérité exclusivement de la mère varie fortement d’une zone à l’autre. Cette fragmentation laisse penser que les populations de requins vivent de façon isolée, sans brassage génétique féminin. Or, cela semble incompatible avec la mobilité géographique de l’espèce. Ce phénomène avait déjà été observé en 2001, sans explication. Il revient aujourd’hui sur le devant de la scène avec une intensité nouvelle grâce aux dernières données de séquençage.

La piste climatique remise en question

Une hypothèse ancienne attribuait cette divergence à la dernière période glaciaire, il y a 25 000 ans. À l’époque, la baisse du niveau des océans aurait limité les déplacements et isolé les grands requins blancs. Après la glaciation, l’espèce aurait recolonisé les mers, expliquant l’homogénéité nucléaire. Mais cette théorie ne justifie pas la persistance des lignées mitochondriales distinctes. La vitesse à laquelle cette fragmentation s’est produite défie toujours les lois connues de l’évolution d’autant plus qu’un requin défit la dangerosité du grand blanc.

Les hypothèses scientifiques fragilisées

La philopatrie des femelles insuffisante

Les chercheurs ont exploré le comportement de philopatrie : les femelles reviendraient systématiquement sur leur lieu de naissance pour se reproduire. Ce mécanisme pourrait expliquer le maintien de lignées mitochondriales locales. Mais les modèles informatiques montrent que ce comportement seul ne suffit pas à générer une telle divergence génétique. Si la philopatrie influençait autant l’ADN mitochondrial, elle devrait aussi laisser une empreinte sur l’ADN nucléaire, ce qui n’est pas le cas, précise GEO.

La reproduction restreinte écartée

Une autre hypothèse proposait qu’un nombre restreint de femelles aient contribué à la reproduction mondiale, concentrant certaines lignées d’ADN mitochondrial. Ce phénomène, observé chez d’autres espèces, aurait pu justifier la diversité mitochondriale actuelle. Pourtant, les tests génétiques réfutent cette idée : la reproduction des grands blancs ne semble pas limitée à un petit groupe de femelles, rendant ce scénario peu probable pour expliquer l’écart entre les deux types d’ADN.

La sélection naturelle peu convaincante

Dernière piste envisagée : une sélection naturelle extrême aurait éliminé les ADN mitochondriaux non conformes, ne laissant que les lignées "optimales". Cela impliquerait une pression évolutive violente et constante, ce qui est peu probable chez une espèce aussi peu nombreuse. Les grands blancs sont environ 20 000 dans le monde. Une telle sélection brutale serait plus cohérente dans une population massive, comme chez les insectes, ce qui affaiblit fortement cette hypothèse.

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