Pourquoi l’isolement social nuit-il autant à notre santé mentale ?
Quand les relations avec les autres s'amenuisent, ce n'est pas seulement notre bien-être qui est affecté. Ce sentiment de vide perturbe profondément l'équilibre émotionnel et peut avoir des conséquences sur le long terme.
Selon l'Organisation mondiale de la Santé (OMS), l'isolement social et la solitude touchent aujourd'hui des millions de personnes à travers le monde, quel que soit leur âge. En plus des personnes âgées, ce sont aussi les jeunes adultes en télétravail, les mères célibataires ou encore les personnes récemment endeuillées qui peuvent être concernées.
Au-delà du sentiment de solitude, l'isolement social correspond à un manque objectif de contact et d'interaction régulière avec les autres. Souvent insidieux, c'est un phénomène qui s'installe lentement et qui peut fragiliser l'équilibre psychique.
Être isolé n'est pas seulement inconfortable, c'est surtout un facteur de risque avéré pour la santé mentale. La recherche montre que les personnes concernées ont un risque augmenté de développer des troubles anxieux, des épisodes dépressifs, des troubles du sommeil et même un déclin cognitif chez les personnes âgées.
Les adultes socialement isolés présentent jusqu'à trois fois plus de risques de vivre une détresse psychologique. En effet, le cerveau humain a besoin de stimulation sociale pour fonctionner, sinon il entre dans un mode de stress chronique.
Alors que la loi Duplomb facilite l’installation des mégabassines, un nouveau recul sur la préservation des ressources, ce jeudi 24 juillet marque une date tristement symbolique pour la planète : l’humanité commence à vivre à crédit écologique. Toutes les ressources que la planète peut renouveler en un an ont déjà été consommées. Ce « Jour du dépassement », est calculé chaque année par l’ONG Global Footprint Network pour évaluer l’impact des consommations en eau, en bois ou en nourriture.
Il arrive un jour plus tôt qu’en 2024. En 1971, le dépassement survenait le 29 décembre. Depuis, cette date ne cesse d’avancer. En 2005, le « Jour du dépassement » tombait le 25 août. L’année 2025 marque ainsi la date la plus précoce jamais atteinte.
« L’eau, la terre ou les forêts que nous consommerons ne seront pas remplacées »
Selon l’ONG, ce dépassement s’explique « parce que les humains émettent plus de CO₂ que la biosphère ne peut en absorber, utilisent plus d’eau que ce qui est reconstitué, récoltent plus d’arbres qu’il n’en repousse, pêchent plus vite que les stocks ne se reconstituent… » « Aujourd’hui, nous utilisons les ressources naturelles 80 % plus rapidement que la Terre n’est capable de les régénérer, ce qui équivaut à consommer les ressources de 1,8 planète », explique aussi l’ONG WWF. Et de poursuivre : « L’eau, la terre ou les forêts que nous consommerons ne seront pas remplacées ».
Pour Lewis Akenji, membre du conseil d’administration du Global Footprint Network, « nous testons les limites des dégâts écologiques que nous pouvons nous permettre ». Si le dépassement climatique est, selon l’ONG, à l’origine de « la perte de biodiversité, de l’épuisement des ressources, de la déforestation et de l’accumulation de gaz à effet de serre dans l’atmosphère, qui aggrave les phénomènes météorologiques extrêmes », il alimente également des phénomènes tels que la stagflation – soit l’augmentation générale et durable des prix -, mais aussi l’insécurité alimentaire et énergétique, les crises sanitaires ou encore les conflits armés.
Ce dépassement est indissociable du modèle économique dominant fondé sur la surexploitation des ressources. « En 7 mois, le capitalisme a utilisé les ressources d’un an. L’ONU alerte, la planète brûle », dénonce le Parti communiste français, sur le réseau social X, avant d’ajouter : « Il est temps de dépasser le capitalisme, pas les limites planétaires ».
De son côté, le président du département de la Haute-Garonne et secrétaire national du Parti socialiste, Sébastien Vincini rappelle que ce « Jour du dépassement » n’est pas un « simple indicateur ». « C’est une alerte de plus. Il faut prendre conscience du changement climatique et de ses effets très concrets sur notre quotidien » ajoute-t-il. « Tout cela n’est plus hypothétique ». Les Ecologistes déplorent également ce “Jour de dépassement” : “Arrêtons d’épuiser notre planète, choisissons l’écologie”, écrit le parti politique sur le réseau social X..
Une urgence d’autant plus prégnante que l’effet est cumulatif d’année en année. « Nous sommes maintenant au XXIe siècle et nous devons à la planète au moins 22 ans de régénération écologique, même si nous arrêtons tout dommage supplémentaire dès maintenant », évalue Lewis Akenji, membre du conseil d’administration du Global Footprint Network.
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