Attentat du 13 novembre 2015 : les cerveaux des victimes pas tous égaux face au stress post-traumatique
Pourquoi certains individus ayant vécu un traumatisme souffrent-ils de stress post-traumatique alors que d'autres ne développent jamais ce trouble ? Dix ans après l'attentat contre l'Hyper Cacher au surlendemain de la tuerie à Charlie Hebdo, la question est au centre des recherches de Pierre Gagnepain.
« Qu'est-ce qui, au niveau cérébral, explique que certaines personnes se remettent après avoir souffert de TSPT [trouble de stress post-traumatique, NDLR] et que d'autres en sont atteintes de manière chronique ? » se demande le chercheur, responsable scientifique du projet Remember, notamment mené par des équipes de l'Inserm et du CHU de Caen, en bonne place dans le nouveau palmarès des hôpitaux du Point, qui, pour la première fois, propose un classement des services de prise en charge de ce trouble.
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Lancé à la suite de la vague d'attentats du 13 novembre 2015, le projet Remenber explore les effets d'un événement traumatique sur les structures et le fonctionnement du cerveau, identifiant des marqueurs neurobiologiques du stress post-traumatique mais également de la résilience au trauma.